Sideline : l’outil ultime pour la veille sur Twitter

Jeudi, avril 9th, 2009

Twitter, on en a déjà parlé ici, c’est le réseau social de microblogging qui explose en ce moment, puisqu’il vient d’atteindre les 10 millions de membres. Outre le fait qu’il vous permette de rester en contact avec vos amis, ou de communiqer autour de votre entreprise, il vous permet également, et c’est à cause de ça que le service inquiète de plus Google, de rechercher en temps réel parmi tout ce qui est publié sur le service, via des mots clés.

Si cette recherche est déjà très puissante, Sideline va plus loin. Sideline, c’est le nom d’un projet lancé il y a quelques jours par Yahoo! et qui se base sur ce système de recherche. Mais il vous offre la possibilité, dans un logiciel installé sur votre bureau, d’associer les recherches.

Après l’avoir téléchargé ici, le logiciel vous présente les thèmes populaires actuellement sur le service. Vous pouvez même lire les derniers messages de la communauté postés à ce sujet. Mais l’intérêt du logiciel réside dans les onglets que vous allez pouvoir vous même créer. Ainsi, en cliquant sur le +, vous pouvez créer vos propres recherches, et surtout vos groupes de recherche.

Pour l’exemple, j’en ai créé un nommé « Atlantic Management ». Ensuite, au sein de ce groupe, vous pouvez inclure tous les mots clés qui vous intéressent, et qui sont en rapport avec ce groupe. Pour Atlantic Management, je regroupe donc les recherches sur les termes « Web 2.0″, « Knowledge Management », « Formation », et « Conseil ». L’outil de recherche vous permet d’aller très loin dans le détail :

Vous pouvez indiquer des mots, des expressions, des « hashtags » (des mots clés précédés de #, très utilisés sur Twitter), ou des personnes, voire même des attitudes (positives : :) / négatives : :( / posant une question : ? ). Vos résultats sont ensuite agrégés dans le groupe :

En affinant petit à petit vos recherches, vous n’aurez plus que les messages qui vous intéressent vraiment. Et désormais, en temps réel, dès qu’un message correspondant à votre recherche est publié sur Twitter, une petite fenêtre s’affiche sur votre écran pour vous prévenir.

Vous êtes donc en veille permanente, et suivant des critères de recherche pouvant être très précis, dans une base d’utilisateur et de messages immensément grande.

Twitter en entreprise

Mercredi, mars 18th, 2009

Twitter, c’est le réseau social à la mode. Il lève des millions de dollars, repousse les offres d’achats incessantes de Facebook, est considéré comme l’un des outils ayant aidé Obama à être élu, et est adulé par la presse américaine, qui l’utilise déjà à foison.

En France, sa percée est encore plus timide puisqu’il a surtout été adopté par la communauté technophile. Mais qu’est-ce que Twitter ?

Twitter rentre dans la catégorie des services de micro-blogging. Sur le même principe qu’un blog, vous pouvez y poster des messages. Là où il devient « micro », c’est que ces messages, appelés twits, sont limités à 140 caractères, comme les SMS. Les sms sont d’ailleurs un des nombreux moyens, à côté du web ou des autres applications, pouvant répondre à la question que vous pose le service : « qu’êtes-vous entrain de faire ? ».

Ainsi, Twitter vous permet, de n’importe où, et à n’importe quel moment d’annoncer à votre communauté, ces personnes qui ont choisit de lire vos messages, ce que vous êtes entrain de faire. 

Comme le dit cette vidéo, on peut parfois être sceptique quant à l’utilité de Twitter, mais il devient très vite un canal de communication personnelle indispensable, et nous pouvons nous demander comment en tirer le plus profit en entreprise.

Avant de vous lancer, je le répète, la communauté francophone est réduite à quelques dizaines de milliers d’utilisateurs. Elle est néanmoins active, et est amenée à s’étendre, les médias commençant vraiment à s’y interesser.

Le côté instantané et court de Twitter vous empêche techniquement et conceptuellement d’écrire de longs messages. Par contre, le service favorise l’échange. Ainsi, vous pourriez suivre l’exemple de Dell, qui via le compte Delloutlet propose régulièrement des réductions à sa communauté. L‘entreprise aurait gagné 1 million de dollars uniquement grâce à ce compte… Twitter peut également, outre son aspect « annonces », être un moyen d’écouter vos clients. Ainsi, Starbucks via son compte MyStarbucksIdea reçoit les idées des internautes ou peut lancer de rapides sondages. Netvibes a également ouvert un compte il y a quelques mois pour faire du support et centraliser les feedbacks.

Mais vous pouvez également raconter au jour le jour ce qui se passe dans votre entreprise, comme Saint Herblain Automobiles, réseau de vendeurs de véhicules, qui, via son compte autos_live annonce ses différents arrivages, ou diffuse quelques liens en rapport avec leur veille interne. Instaurer un dialogue avec vos clients ne vous fera pas vendre plus, mais montrera un visage différent de votre entreprise, plus « humain », plus « proche ». 

Enfin, ne soyez pas affolé par le côté « chronophage » de Twitter. D’excellents outils vont vous permettre d’y être en permanence connecté sans que cela nous fasse perdre une seconde. Les nouveaux messages s’afficheront dans un coin de votre écran, et ne vous prendront qu’une seconde pour les lire. Si vous avez tout de même peur de perdre en productivité, je vous invite à lire un article publié il y a quelques semaines sur mon blog personnel, sur comment twitter tout en restant productif

Un autre aspect pourrait également vous intéresser, c’est la possibilité d’utiliser Twitter de façon privée, uniquement entre les membres de l’entreprise, afin de favoriser la communication entre les employés. Twitter permet de verrouiller votre compte, et de contrôler qui peut recevoir vos messages. Vous pourriez alors n’autoriser que les autres membres de votre équipe. Cela permet de bénéficier de l’immense écosystème qui tourne autour de Twitter, mais vous rend dépendant de la stabilité, souvent parfois fragile, du service. Une autre solution serait d’adopter Yammer. Yammer est vraiment proche de Twitter, si ce n’est que vous utilisez votre adresse email pro pour vous inscrire, et que toutes les personnes inscrites avec le même type d’adresse recevront les messages, et uniquement eux. Là aussi Yammer fournit des applications pour utiliser le service (web, mobile, iPhone). Enfin, une dernière option serait d’internaliser votre Twitter. Là, vous ne bénéficiez pas du support ou des applications des deux autres, mais vous êtes le seul à accéder aux données, et le seul à en avoir le contrôle. Un bon script OpenSource qui permet de le faire est Laconi.ca, sur lequel est basé (si vous souhaitez le tester) Identi.ca

Les usages deviennent alors infinis, seulement bridés par votre imagination et le temps que vous souhaiterez accordé à leur développement. Les avantages en terme de veille, d’échange, de visibilité peuvent être si grand qu’il peut être très intéressant d’y penser.

Y avez-vous déjà pensé ? Si oui, comment l’appliquez-vous au sein de votre entreprise ? Qu’aimeriez-vous y voir ajouter pour l’adopter ? Seriez-vous plutôt partant pour utiliser une solution externe comme Twitter, ou interne comme Laconi.ca ?

Les réseaux sociaux plus populaires que l’email : et dans les entreprises ?

Mercredi, mars 11th, 2009

Nielsen Online nous apprend que, fin 2008, les réseaux sociaux ont supplanté l’e-mail en terme de reach. En effet, selon l’étude, 66,8% des internautes se sont connecté à un site communautaire, et 65,1% ont envoyé des mails. Bien entendu, ces chiffres sont encore loin du reach des portails ou des moteurs de recherche, qui avoisinent les 85%, mais ils montrent une tendance bien réelle.

La formidable progression de Facebook, +566%, en est une autre preuve, d’autant plus que le réseau social connaît sa plus forte progression en terme de membres sur les 35-49 ans.

Ainsi, les réseaux sont plus utilisés que l’e-mail, et non plus uniquement par les plus jeunes, mais par une très grande partie de la population. Mais quid de l’entreprise ?

Dans la votre, comment faites-vous pour communiquer avec vos collègues ? Par mail. Skype dans le meilleur des cas. Trouvez-vous que ces outils soient vraiment adaptés au travail collaboratifs ? Pourtant, vous DEVEZ travaillez en groupe sur divers projets ou réflexions. On vous demande donc de travailler collaborativement, sans vous donner les outils, alors que vous utilisez ces outils après avoir quitté votre lieu de travail… Étrange.

Dans certaines entreprises, on a commencé à entrevoir cette problématique, et on a intégré d’excellents outils que peuvent être BlueKiwi, Socialtext, Basecamp, ou Planzone. Mais aucun d’entre eux ne possède la totalité des outils dont vous avez besoin. De plus, c’est dommage d’apprendre à utiliser l’une ou l’autre de ces solutions, alors que vous maîtrisez déjà parfaitement Facebook. Alors pourquoi ne pas travailler avec Facebook ?

Si ce réseau a toujours une image ludique, il n’en est pas moins une excellente base pour travailler collaborativement. On peut bien sur commencer par utiliser les groupes privés, dans lesquels vous n’allez trouver que les employés de votre entreprise, ou que les membres d’un certain groupe de travail. Ensuite, vous pouvez utiliser les applications qui viennent s’ajouter à votre compte :

  • MyOffice : vous permet d’organiser des évènements, de programmer des réunions, de discuter, d’échanger des fichiers, de créer des todo lists, et ce sur de multiples projets à la fois, et d’une façon très bien intégrée à l’interface de Facebook.
  • Workspaces by Huddle : également utilisé pour échanger des fichiers ou manager des projets en ligne, Huddle vous propose ces mêmes fonctions au sein de Facebook, avec même la possibilité d’éditer certains documents, comme des tableaux, directement dans le réseau, avec un suivi des modifications semblables à ce que l’on peut trouver dans les traitements de texte logiciels. 

Alors bien sur, pour que tout ça soit efficace, il faut aussi que vous arrêtiez de faire tous ces quizz pour savoir quel personnage de série tv vous êtes, mais maîtriser Facebook pour le travail peut être plus que lucratif. Ainsi, dans un autre registre, sachez que certains développeurs gagnent plusieurs centaines de milliers de dollars par mois grâce à leurs applications.

Le travail collaboratif est une vraie demande, et une démarche qui peut rapporter gros. Alors pourquoi attendons-nous pour nous y mettre ?