Kill the process

oct 11 2012

Pour être tout à fait franc cet article a failli s’appeler « fuck the process  »

N’ayant pas voulu sombrer dans la vulgarité, j’ai préféré « kill »…le fond reste identique : les grandes entreprises et certaines PME ont accumulé des couches successives de process indigestes, illisibles et plus grave, inutiles.

Loin de moi de jeter le bébé avec l’eau du bain : le « process » est dans bien des cas utile pour structurer, rationaliser et optimiser les modes de production et d’animation des activités professionnelles.

Je constate par contre comme le fait très bien Francois Dupuy dans « Lost in management » (lecture que je recommande vivement) que l’accumulation de process contribue largement à masquer des dysfonctionnements majeurs et est devenu, dans bien des cas, l’alibi de l’inertie.

Direction des achats, supply chain, lean management, certifications et process qualité, juristes, DSI…nombreux sont les « experts » à pondre du process pour légitimer leurs postes.Certains se contredisent, la plupart sont incompréhensibles et mal communiqués, le process pour le process ne sert à rien et ne fait que complexifier inutilement les tâches.

Un reporting qui laisse rêveur

Qui calcule ces coûts-là ??

L’industrie en est souvent victime mais le secteur tertiaire a produit également de beaux exemples à ne pas suivre : le secteur bancaire et assurance en sont sans doute la plus belle caricature. Mon propos milite pour un retour a du bon sens : simplifier, écouter le terrain, re ingénierer dans un esprit de design de services l’ensemble des procédures pour viser l’efficacité, la vraie.

Une fois de plus, il s’agit de faire travailler ensemble les DRH, Dir Com et DSI et l’ensemble des fonctions transversales de l’entreprise et arrêter d’avoir des approches technocratiques imposées par le haut.Le design de l’information et l’écoute des salariés sont des enjeux stratégiques : aux entreprises et organisations de s’en saisir.

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