Transmission des connaissances et Design de l’information, « rapport d’étonnement » du salon intranet solution

Lundi, mai 10th, 2010

Vous connaissez notre gout prononcé et l’accent que nous mettons sur la nécessaire intuitivité des interfaces.

De retour du salon Intranet Solutions et outils collaboratifs, les tendances observées et les contacts pris sur place ne font que confirmer ce besoin crucial des entreprises de réorienter leur système d’information vers plus d’intuitivité et d’ergonomie. Si APPLE agace parfois par l’agressivité marketing de son modèle économique, une des clefs de sa réussite est bien d’avoir donner depuis l’origine une place prépondérante au design de ses produits mais aussi désormais de ses interfaces.

La fait qu’un intranet soit « joli » avec une ergonomie soignée n’est non seulement pas un gadget mais une condition sine qua non d’appropriation réelle par les utilisateurs.

Ces derniers n’ont ne le plus souvent pas besoin d’outils complexes qui fassent « papa maman » mais des interfaces au design travaillé qui vont participer à leur usage réel de la plateforme proposée.

Il est aujourd’hui stratégique pour les équipes de développement informatiques d’intégrer les compétences de designer et/ou d’ergonome capables d’enrichir les outils de cette dimension trop souvent manquante aux briques développés.

Le partage et la transmission des connaissances sont d’autant plus efficaces si l’on s’appuie sur une conception des ergonomies qui facilite l’accès à l’information, sa visualisation intuitive.

Du bon sens direz vous ? Oui, mais au regard des usines à gaz encore aperçues sur le salon et dans la plupart des outils KM du marché, il reste un vrai chemin à parcourir pour recentrer les développements vers les utilisateurs.

C’est tout simplement la base du marketing que de concevoir des produits et services à partir des besoins réels des utilisateurs/clients, fussent-ils internes dans le cas des intranet.

Les conférences intéressantes auxquels nous avons assisté ou participé en tant qu’intervenant confirment des axes que nous défendons :

Les outils (aussi bons soient-ils) ne sont rien s’ils ne sont pas accompagnés par du conseil et de la sensibilisation pouvant contribuer à la conduite du changement et aux nouvelles pratiques de travail liées à une bonne intégration des technologies de la relation dans l’organisation,

L’innovation est transversale et pas seulement technologique : usages, marketing, management, ressources humaines, démarches qualités : tous les métiers et toutes les dimensions de l’entreprise sont concernés et impactés par les usages innovants du web,

Les salariés et les managers ont besoin de retrouver du sens : chacun se sent impacté par le climat général de morosité, les process de « l’ancien monde » ne fonctionnent plus s’ils restent trop lourds et contraignants (souvent au nom du contrôle), la génération Y ne se retrouve pas dans des modes de reporting administratifs et autoritaires qui laissent trop peu de place à la créativité et l’autonomie.

Concrètement cela induit donc de vraies stratégies de recrutement et de fidélisation qui ne soient plus seulement basées sur des aspects de salaire et d’avantages divers mais aussi sur les outils/media de communication mis à disposition des salariés mais aussi et surtout une réflexion profonde et structurelle sur le management, les niveaux de délégation etc.

L’innovation participative est une des clefs de cette transformation : nous en sommes de fervents militants et y participons par exemple avec le Laboratoire d’idée que nous proposons de déployer dans les intranets et extranets.

Le succès que nous avons rencontré sur le salon avec nos offres Human Community et Human Innovation part de cette attente d’outils simples et agréables à utiliser et confirme la tendance lourde de recherche des acteurs (grands groupes ou PME) de solutions de dernière génération intégrant le design de l’information et de nouveaux processus de partage et capitalisation des connaissances.

Continuons à œuvrer tous ensemble pour outiller intellectuellement et pratiquement pour l’intelligence collective

Les informaticiens « préservatifs du multimédia » ?

Lundi, mars 29th, 2010

Petit Manifeste pour les usages collaboratifs et l’innovation participative.

Par Francois Badénès, PDG Atlantic Management

Cette affirmation posée il y a quelques années déjà par Jacques Santini (sénateur maire d’Issy les Moulineaux) reste me semble-t-il d’actualité.

Cela m’attirera sans doute encore quelques inimitiés du petite monde des geeks, SSII et autres informaticiens de « l’ancien monde » qui refusent obstinément d’accompagner les nouveaux usages.

C’est à la suite de nouvelles expériences récentes d’accompagnement de clients (formation et ou conseil) que je repose légitimement la question.

Le décalage entre les systèmes d’information et les usages réels attendus par les utilisateurs reste énorme.

Des Intranets et extranets très pauvres en usages collaboratifs, des interfaces anciennes génération, absence totale d’intuitivité et d’ergonomie… Je ne me lasse pas de m’étonner qu’on laisse le soin aux informaticiens de tout concevoir eux-mêmes et entre eux pour des outils aussi quotidiens.

Demandez vous à votre garagiste de choisir votre destination de vacances ? A priori non. Vous lui demandez que votre voiture fonctionne bien et qu’elle vous y conduise…

Pourquoi confier aux seuls informaticiens le soin de concevoir les intranets, leur contenu, leurs usages et leur interface sans plus associer les utilisateurs, les DRH etc. ?

Le jargon technique employé par le petit monde des experts de l’informatique permet  trop souvent à ceux-ci de « noyer » le poisson et de s’abriter derrière l’expertise ou derrière la sécurité comme alibi de l’inertie.

Continuer a développer des usines à gaz éloignées des besoins coopératifs d’aujourd’hui et concevoir la stratégie des systèmes d’informations sans associer directement les utilisateurs est une erreur fondamentale qui a un coût direct.

Sur la productivité, sur la motivation, le climat social, l’absence de culture collaborative et de partage et de très nombreux autres critères désormais évalués par les entreprises scandinaves et anglo-saxonnes.

Les informaticiens ne sont pas seuls responsables de cette situation :

  • Les écoles qui les forment n’intègrent pas suffisamment les dimensions de management et de design qui devraient aujourd’hui prévaloir dans tout développements informatiques
  • Le top management leur fait trop souvent une confiance aveugle et ne mesure pas forcément réellement l’impact d’un système d’information désuet
  • Les DRH, qui font encore trop souvent de la gestion du personnel et pas réellement du management, ont trop longtemps abandonné aux geeks le soin d’élaborer la stratégie et les outils des intranets pourtant directement liés à des critères de management et d’efficacité des compétences

Il y a donc nécessité de former et de sensibiliser, d’associer plus les utilisateurs (clients finaux des usages), de réfléchir les systèmes d’information à partir des enjeux de knowledge management, de design de l’information, de qualité des interfaces (en associant par exemple des designers et des ergonomes), de replacer l’homme au cœur des enjeux et non pas les outils pour les outils.

Des entreprises s’y sont mises et en tirent aujourd’hui de nombreux bénéfices : agilité, innovation participative, productivité, meilleur services rendus aux clients, écoute des salariés, intelligence collective et culture commune du collaboratif…

J’entends trop souvent les DSI parler des salariés (leurs clients finaux) en disant « les gens » ne sont pas prêts et n’utilisent pas assez les outils qu’on leur met à disposition.

Bonne blague ! Vu la tête des outils en question (GED, GPEC, Progiciels divers et variés, Intranet des années 80…)….oui effectivement, « les gens » ont bien du mal à les utiliser…

D’autant plus qu’ils développent aujourd’hui dans leur vie personnelle des usages collaboratifs maitrisés à partir des réseaux sociaux et de tout le potentiel du richmedia (Web TV, Web Radio etc.)…autant d’usages qu’ils souhaitent retrouver désormais dans le système d’information de leur entreprise.

Les freins ne sont pas techniques mais culturels.

Le succès rencontrés par de jeunes entreprises et start up comme MonNuage.fr, DoYouBuzz.com et bien d’autres encore ne vient pas forcément d’innovation technologiques énormes mais de leur capacité d’innovation dans les interfaces et les usages collaboratifs de leur site.

C’est aussi tout le sens que nous avons mis dans le développement de nos outils et services de Human Community et Human Innovation : partir des attentes réelles et contribuer à développer les usages attendus par les « gens »…

C’est encore le volontarisme « politique » d’entreprises que nous accompagnons sur le champ de l’innovation participative qui est porteur de sens et qui permet de faire évoluer les outils et les usages au service de l’intelligence collective.

Il est urgent que les DSI, DRH et Dir com se reparlent pour travailler ensemble avec des commandes claires du topmanagement qui doivent arrêter de confier le pilotage des contenus aux seuls informaticiens…qui n’ont tout simplement pas été formés pour !

Il est assez drôle de voir la mesure du célèbre ROI (Retour sur Investissement) basée sur des critères techniques et pas humains : mesurons la productivité réelle liée à l’absence d’intuitivité, le temps perdu par les salariés, la démotivation qui en découle, le temps perdu par les nouveaux salariés dans leur intégration et par chacun qui réinvente l’eau chaude dans son coin faute d’outils collaboratifs adaptés.

Les usines à gaz bâties par les geeks servent trop souvent à justifier des postes et pour les SSII, leurs coûts…

Ce modèle là a du plomb dans l’aile et les entreprises qui ne comprennent pas l’urgence à changer la donne risque de souffrir…et de voir partir leurs salariés les plus brillants.

J’aurais de biens nombreuses anecdotes à livrer à l’appui de mon propos : par exemple cette collectivité locale d’une grande métropole dont la chargée de mission affaire européenne se voit obstinément refusée par sa DSI l’installation de skype et d’une webcam qui lui permettrait de participer aux web conférences avec ses partenaires européens et travailler ainsi sur les projets communs,  résultats des courses : déplacement fréquents sur Bruxelles pour les rencontrer…bravo pour l’emprunte carbone et la productivité !

Ou encore cette grande association tête de réseau qui nous fait développer des modules e-learning pour des salariés… qui n’ont ni carte son ni enceintes sur leurs ordinateurs de travail… On croit rêver.

Le prétexte invoqué par les DSI est souvent : « ils n’en ont pas besoin » (Sic !) ou encore « ils vont être distraits de leur travail »…comme si ceux qui n’ont envie de rien foutre avaient attendus Internet pour ca ;-))

Que le topmanagement puisse faire des choix objectifs sur les usages autorisés ne me choque pas.

Qu’une « Nétiquette » sur les usages des outils multimédia soient inclus dans les contrats de travail non plus.

Mais que par contre certains DSI s’arrogent seuls et dans leur coin, le pouvoir de dire qui a droit à quoi, et de pré-juger que tel ou tel outil n’est pas bon pour l’entreprise (skype, twitter, accès aux sites collaboratifs, etc) me semble aujourd’hui relever d’un manque total de vision managériale confinant à l’abus de pouvoir.

Aux dirigeants d’en prendre conscience et d’inverser la vapeur. Il en va de la pérennité de leur entreprise.

Vos témoignages et réactions sont comme d’habitude les bienvenus.

Bien à vous.

Changement d’ère ? : changez d’air !

Mercredi, janvier 6th, 2010

Par François Badénès.

2009 est désormais dernière nous mais laissera des traces n’en doutons pas.

Ce que d’aucun interprète comme une crise conjoncturelle est en fait sans doute un changement plus profond de paradigme qui interroge.

Les entreprises, organisations et collectivités revisitent en effet leur mode d’organisation, de management et de production.

Les citoyens ont envie et besoin de retrouver du sens, de contribuer, d’agir, de s’épanouir.

La nécessité d’innover et de retrouver une certaine « agilité » est plus que jamais indispensable dans un monde complexe qui souffre « d’infobésité » chronique.

L’innovation touche aussi bien les modes d’organisation, le marketing, les ressources humaines, les modes d’apprentissage, les nouveaux usages collaboratifs qui conditionnent la capacité des entreprises à s’adapter aux nouveaux défis.

Certaines l’ont compris, d’autres souffrent, notamment les grands groupes qui ont plus de difficultés par leur taille à faire ce nécessaire travail de remise en question des process et mode d’élaboration des produits et services.

Ce changement d’ère, car cela en est un, est à la fois inquiétant par les incertitudes qu’il suscite, mais aussi exaltant par les chantiers à ouvrir ou poursuivre :

  • Conduite du changement,
  • Démarches compétences,
  • Meilleure intégration de la génération Y (recrutement, fidélisation)
  • Adaptation des systèmes d’information qui doivent évoluer rapidement vers le collaboratif, le « 2.0 » pour plus d’interaction et d’intelligence collective,
  • La capitalisation et transmission des savoirs (knowledge management),
  • De nouveaux modes d’apprentissage à distance,
  • L’intégration des usages innovants du web et leur nécessaire accompagnement auprès des salariés et du management,
  • La responsabilité sociale des entreprises et le développement durable enfin qui par leur transversalité même amènent de bonnes questions.

La réponse n’est pas unique et mixe une vraie prise de conscience managériale, la nécessaire prise en compte des ces enjeux, des stratégies et plans d’actions à bâtir et promouvoir pour innover sur plusieurs fronts, réhabiliter la créativité comme source d’efficacité collective, développer l’ensemble des outils et méthodes d’intelligence collective pour plus et mieux travailler en réseau.

Tout cela demande un vrai volontarisme politique du management et des élus, et la mise en œuvre concrète d’accompagnements pour changer d’air.

Atlantic Management est au cœur de ces enjeux pour vous accompagner en 2010 sur ces chemins de progrès et contribuer à vos réussites…

Nous vous souhaitons pour 2010 du bonheur, de l’innovation et toutes les choses que vous aurez envie de réaliser…

Francois Badénès dit Corto.

La Créativité comme source d’innovation

Mardi, novembre 17th, 2009

Par François Badénès

creativite-innovation

En cette période maussade (je ne parle pas que du temps ;-) , nombre d’entreprises et d’organisations redécouvrent  que la créativité est source d’innovation et peut être un vrai levier de développement.

Trop souvent cantonnées à des temps particuliers « consentis » lors de séminaires ou de réunions ponctuelles,  presque vécues comme parenthèse ou récréation, les méthodes de créativité devraient être plus systématiquement  pratiquées tant il est vrai que nombre de collaborateurs ont des choses à exprimer, à  proposer, et ont un potentiel  de créativité non exploité.

Au delà des méthodes c’est d’ailleurs bien à un esprit créatif permanent qu’il conviendrait de s’attacher.

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de « l’Arbre des possibles » à l’intelligence collective

Mardi, octobre 27th, 2009

Par François Badénès

arbreVoici un site que je recommande depuis des années et que j’avais vraiment envie de vous faire découvrir.
L’arbre des possibles est une initiative de 2002 (7 ans déjà !) du célèbre auteur des Fourmis, Bernard Weber, qui propose de dessiner ensemble une « carte des futurs ».

Nous sommes invités à réfléchir ensemble aux scénarii du futur en alimentant de nos contributions (plus de 5000 publiées à ce jour) les branches d’un arbre de connaissance dont les branches thématiques s’alimentent et se développent au fur et à mesure des contributions.

Chercheurs, experts, associations, entreprises, consultants, citoyens…tout le monde peut contribuer.

arbre des possibles

Plusieurs communautés de pratiques transversales permettent par ailleurs d’échanger et de confronter les idées et les connaissances.
Je citerai par exemple Le « Laboratoire des Utopies », le « Club des Visionnaires » ou encore « Matières à penser le futur »…

Beaucoup de choses à lire et a explorer pour mettre en perspective, prendre un temps prospectif qui croise toutes les sciences, y compris les sciences sociales (dont la philosophie) pour réinterroger nos modes de développement, désacraliser le progrès technique, définir peut-être pour demain de nouveaux indicateurs de richesse basé sur le BIB (Bonheur Intérieur Brut) et les aspirations réelles des populations…on peut rêver.

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Éloge de la lenteur retrouvée ou des limites de « l’homo-connectus »

Jeudi, août 27th, 2009

Par François Badénès.

photo Gonzague Dambricourt

« Bardé de gadget, « techno-fashion victime », utilisateur invétéré des outils de veille et d’optimisation de l’information (twitter, réseaux sociaux privés et professionnels, skype etc etc.), cela fait maintenant bientôt 30 ans que j’ai eu mon premier ordinateur et 18 ans que j’ai crée mon premier site web….

Je souhaite à travers cet article exprimer mon sentiment personnel : les  usages multiples d’outils très divers mis à notre disposition nous conduisent vers de réelles limites, vers des possibilités ultimes de gestion de l’information.

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La révolution mindmapping est en marche

Mardi, juillet 28th, 2009

La révolution MindMapping est en marche.

Le MindMapping porte différents doux noms…

  • Les universitaires l’appellent « cartes ou schémas heuristiques »,
  • Les professionnels « cartes cognitives »,
  • Nos cousins québecquois  « cartes mentales »,

Nous en avons rajouté une couche avec une approche innovante centrée sur les usages professionnels du mapping avec le « Map Management ».

Tout cela désigne une même approche : celle de la représentation visuelle de la connaissance basée sur les travaux très sérieux de Tony Buzan (« Mind Map Dessine moi l’intelligence » dont la 1ere version date de 30 ans) à la croisée des sciences sociales et des neuro-sciences.

Le mindmapping est une méthode d’organisation de sa pensée et de ses connaissances, un outil de créativité et de productivité personnelle révolutionnaire… basé sur le fonctionnement réel de notre cerveau.

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